Nini peau d'chien, à la Bastille, Aristide Bruant par Stéphanie Muzard

logo turne bruant

 

DSCN2530

 

 

 

C'est en 1992 que j'ai passé mon DNAT à l'Institut d'Arts Visuels d'Orléans (Beaux-Arts) sur le sujet d'Aristide Bruant, chansonnier populaire et engagé, père du 1er dictionnaire de Langue Verte.

Photos, illustrations,  recherches iconographiques, et graphiques pour une communication institutionnelle d'un musée Aristide Bruant à Courtenay  - la Turne Bruant, musée du chansonnier populaire - avec créations d'affiches,  d'un livre illustré de ses chansons "Dans la rue", billeterie, inauguration, création d'identité visuelle, décor trompe l'oeil sur toile de jute, panneau, profils de personnages découpé pour stand de l'association "la société des amis du Musée d'Aristide Bruant" dont le président était à l'époque Mr Paccini, restaurateur "Le Raboliot"... ce dernier décor fut créé  et conservé chez le peintre curtinien (Berger-Buchy).

Quelques archives ( non exhaustives) 

Toute cette plongée dans l'univers de Bruant, chansons, mots argotiques, engagements, illustrateurs et peintres à ses côtés (Steinlen, Toulouse-Lautrec), la belle époque 1900 aux accents révolutionnaires, a influencé mon propre travail et univers pictoral ou littéraire, et notamment l'amour de la chanson populaire, et des mots imagés.

 " Taisez-donc vos gueules tas d'cochons, quand euj'chante !"

Voici donc cette vidéo et chanson, désormais en 2021, que vous pouvez retrouver sur ma webtv :

 

 


 

Aristide Bruant

Sans aucun doute le plus connu des chansonniers de "La belle Époque"Aristide Bruant est né à Courtenay dans le Loiret (45), le 6 mai 1851 et est mort à Paris le 11 février 1925.

Né dans la bourgeoisie, des revers de fortune ont fait qu'il s'est retrouvé apprenti bijoutier à 17 ans mais pas pour longtemps :

En 1870, à dix-neuf ans, il s'est transformé (ou on l'a transformé) en franc-tireur dans l'armée de Napoléon III mais encore là, pas pour longtemps.

En 1871, démobilisé, il entre au service de la Compagnie des chemins de fer du Nord.

Dès lors, il se met à composer des chansons puis, vers 1873, il s'essaie à la scène : au Concert des Amandiers, au Café-concert Dorel à Nogent, etc. sauf que sa véritable carrière ne débutera que huit ans plus tard quand il rejoint, en 1881, Rodolphe Salis dans son célèbre Chat Noir et lorsque ce dernier déménage son cabaret du boulevard Rochechouart à la rue Victor-Massé, il retape le local qu'il rebaptise le Mirliton.

Le soir de l'ouverture, il n'y a que trois clients et Bruant, dépité, se met à les invectiver. Cette manière d'accueillir les clients fait vite sa renommée et le voilà lancé.

Les affiches qu'il commande à son ami Toulouse-Lautrec le rendent célèbre tout en assurant la notoriété de ce dernier.

En 1895, il abandonne son cabaret (ou s'y fait remplacer par des doublures) et part en tournée en France et à l'étranger (en Afrique, notamment).

Riche et célèbre il se retire peu à peu pour se consacrer à l'écriture mais non sans revenir à l'occasion donner des spectacles et ce, jusqu'en 1924 où, un an avant sa mort, il fait à nouveau triomphe.

Sa carrure, sa présence sur scène, sa voix rauque mais puissante de même que ses chansons populaires ont fait de lui un des plus importants auteurs-compositeurs-interprètes de son époque.

De lui, nous reste que des photos, d'inoubliables affiches (quand même) et un tout petit bout de film où l'on aperçoit, avec son large chapeau dans le cadrage d'une fenêtre mais - et c'est là où il nous a laissé une trace indélébile de son passage - des...source et suite : http://www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/fiches_bio/bruant_aristide/bruant_aristide.htm



19/09/2021
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 94 autres membres