"Les flibustiers de la macronerie"

[Litté-raclure matinale, poésie sur poly niaiserie française. Oeuvre complète]


Les flibustiers de la macronerie nous imposent leur guerre depuis au moins 6 ans, de vagues en vagues, de maltraitances en tyrannies, de mensonges, d'injustices en stratégies, de secrets défense en état d'urgence, d'agences en cabinets, de sommets en or bites, de corruptions en prétentions, de viols en violences, rendues muettes, aveugles et sourdes.

Spacialement, je serai tentée de les qualifier d'hors sol et d'or sale, de pilleurs et or-empailleurs. Ils naviguent aux frontières du réel, d'argent magique en paradis fiscaux où ils font escale, avec dédain et arrogance, les mains sales, tout de costumes vêtus, d'un blanc immaculé, néanmoins taché ça et là de sang de leurs victimes, dans une duperie perverse sur leurs chemins de traverse.

D'outre mer à outre-tombe, ils raclent les fonds de terroirs jusqu'à l'exsangue pathétique terre brûlée qu'ils laissent à leurs esclaves soumis.

Impassibles, ils poursuivent leurs missions de colonisation sadique des esprits, des corps et des âmes, dans le fracas tonne i-truand de leurs inconsistantes burnes flasques qui claquent un pognon de dingue à chaque bourse du monde marchandise, sur quelques plateformes fintechs de blancs-becs.

Forts de leurs bites d'amarrages, de porc en porc, ils éjaculent leurs prises de guerre : les genoux à terre de leurs picpendouilles qu'ils tiennent par les douilles.

A bord du titan-nique, joue l’or-chestre en costumes d’apparats chics.

Pipeaux, violons, grosses caisses noires et sombres composent leurs formations des plus classiques. A peine le vent chante dans les voiles qu’ils hissent pour faire ombrage et décorum, cependant que certains sifflent et persifflent à bord.

Ils raclent. Le fond des mères, le fond des pères, des terres, des océans, ils rallument des volcans de leurs pêts de repus. Leur banquet s’épuise et l’arrière-cuisine s’échauffe. Qu’importe que les temps pètent !

Sous l’autorité de mystérieux commandi-terres, ils accomplissent leurs tâches d’ingrats : celles, imperturbables, de barbouiller de rouge et de noir les trésors de la Vie qu’ils souhaitent posséder pour mieux l’émasculer, d’os verts en eaux vers…la mort, sûre, les rendra fertiles sur leurs comptes numériques d’outrages.

Les flibustiers poursuivent leurs massacres, avec leurs pensées âpres, leurs actes barbares, leurs sodomites sommités.

Jusqu’à ce que ce cri déchire l’anus du silence imposé :

« ça m’en touche une sans réveiller l’hôte ».

Et les geôles élans ricanent, dans leurs barbes rousses de piratés, de cette assise en attendant une cour pénale internafionale.

 

16 juillet 2022, vue depuis un phare à "on" d'une coque vide.

 



16/07/2022
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