A Denys Piningre, poète militant des images.

Je l'apprends à l'instant. Notre âmi Denys Piningre est parti. Le poète des images, photographe et réalisateur de documentaires.

Le militant, l'amoureux et défenseur de la Vie, des fleurs, des chaussures, des fenêtres et des gens.

L'utopiste heureux portant un regard bienveillant sur tout les petits riens.

L'artisan des rencontres de la Culture et de l'éducation populaire.

Le pédago  toujours positif qui aimait transmettre son savoir et ses expériences artistiques, échanger, construire, rêver, imaginer d'autres possibles.

 

Denys, comme je suis soulagée de n'avoir pas manqué notre dernier rendez-vous, il n'y a pas longtemps : celui de ton anniversaire, expo photo à la Musardière.

Je t'ai offert quelques fromages de nos chèvres et des oeufs de nos poules, toi qui aimait notre ferme et ses produits.

Je savais que ce petit cadeau à l'improviste serait de ton goût : des choses simples, tu en savais le divin.

Arrivée en retard, je me suis faite discrète, un peu gênée de m'être trompée d'horaire mais quand tu m'as aperçue, j'ai vu briller tes yeux.

Nous nous sommes embrassés, et serrés dans les bras et tu m'as dis :

"Comme je suis content que tu sois venue, merci"...

Je te savais malade mais battant. Je ne pouvais pas louper ce dernier rendez-vous alors que ces derniers mois ont été très compliqués pour toi et pas facile de se soutenir à distance et dans telles conditions. Je n'oublierai pas tes précieux conseils et encouragements, sois-en certain.

Je sens encore ton cigare, j'entends encore ta voix. Tes yeux rieurs et complices, toujours partant pour des aventures humaines en quête d'Utopies réalisables et réalisées.

"L'assiette (est) sale"....mais "Le meilleur suffit".

Tu as été un des premiers à m'inviter à présenter et projeter mon film documentaire "Sans terres et sans reproches" à Saintes, pour un débat, alors que je venais juste d'arriver en 17.

On a passé des heures à triturer ma table de montage pour que tu m'expliques certaines choses.

Merci pour tout ton engagement, tes encouragements, ton aide, tes visites, tes soutiens, ta forme de sagesse avec ton regard d'enfant, ta créativité, tes semis et germinations.

Salut, mon Denys, 💓 te voilà immatériel et libéré et c'est ma dernière photo de toi.

Nous nous aimions dans ce passage terrestre...

D'où tu es, je suis certaine que tu imagines encore mille projets et vies, milles luttes pour défendre nos valeurs communes.

Bonne transhumance avec les anges, qu'ils prennent bien soin de toi.

Je t'embrasse avec Affection comme un gentil coquelicot.

Condoléances à ta famille et aux tiens.

ps : merci à Deesse Aime de m'avoir prévenue.

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Je ne sais pas pourquoi, depuis cette nuit, j'ai cette chanson qui trotte pour Denys en écho à mes sentiments et souvenirs pour lui.. ce texte mais aussi Boris Vian.... ❤

Mieux vaut ne penser à rien que de pas penser du tout

Rien c'est déjà, rien c'est déjà beaucoup

On se souvient de rien et puisqu'on oublie tout

Rien c'est bien mieux que tout

Mieux vaut ne penser à rien que de pas penser à vous

ça ne me vaut rien, ça ne me vaut rien du tout

Mais comme si de rien était je pense à tout

Ces petits riens qui me venaient de vous

Si c'était trois fois rien, trois fois rien entre nous

Evidemment ca ne fait pas beaucoup

Ce sont ces petits riens que j'ai mis bout à bout

Ces petits riens qui me venaient de vous

Mieux vaut pleurer de rien que de rire de tout

Pleurer pour un rien c'est déjà beaucoup

Mais vous, vous n'avez rien dans le coeur déjà vous

Je vous envie, je vous en veux, beaucoup

Ce sont ces petits riens qui me venaient de vous

Les voulez vous tenez que voulez vous

Moi je ne veux pour rien au monde plus rien de vous

Pour être à vous faut être à moitié fou 

version fille, femmes qu'il aimait tant ... ❤

 

 

"tendresse", "affection", "amitié" ces 3 mots lui vont à merveille...."douceur" aussi ..."malice" "Beauté" Gentillesse" "intelligence" "coeur" ....❤

Photographe et réalisateur, c'est regarder, cadrer sur les petits riens, les exposer, les projeter, les donner à voir et à penser, les rendre immortels, en débattre, les ériger au rang d'essentiels. La beauté des riens... mis bout à bout, tabous.... ❤

 

Parce que j'ai envie de vous faire partager une réponse à un remerciement privé :

 

"Chère C., Denys, je parie qu'il est en conversation non pas avec Confucius mais avec les anges et les voyageurs astraux. Il est en train de nous cadrer depuis d'autres vibrations et plans pour son prochain documen"taire" parlant de Terre depuis le paradis des artistes... Je l'imagine enveloppé de douceur, libre comme jamais de la matérialité et matière.... je l'imagine enfin aussi dans son altermondialisme, oui cet autre monde possible, fait de liberté et de lumière, de spiritualité, de conscience et il nous reviendra en passager dans nos rêves, dans nos coeurs ou dans les formes des nuages pour en débattre avec la malice pacifique qui le caractérise... je t'embrasse compatissante, j'espère que je serai prévenue pour être présente à ses obsèques, pour son grand voyage astral de papillon, butineur de nectar et next ART.... je savoure la chance qu'il m'a été donnée du croisement de nos chemins, comme une grâce accordée où chacun s'apporte le meilleur pour échapper au divin marché d'ici bas et rejoindre le divin esprit de l'engagement humaniste, celui de la famille d'âmes....ici et ailleurs.

Mes sincères condoléances.... ( ps : j'ai perdu mon papa, il y a à peine un mois, donc je suis de tout coeur avec vous et Jérémy) 

 

------------------------------------ à toi

On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y'en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas
 
On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Etre inconnu dans l'histoire
Et s'en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n'en est pas question
Non, non, non, non
Il n'en est pas question
 
Quelle douce faiblesse
Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment
 
Le travail est nécessaire
Mais s'il faut rester
Des semaines sans rien faire
Eh bien, on s'y fait
Mais vivre sans tendresse
Le temps vous paraît long
Long, long, long, long
Le temps vous parait long
 
Dans le feu de la jeunesse
Naissent les plaisirs
Et l'amour fait des prouesses
Pour nous éblouir
Oui mais sans la tendresse
L'amour ne serait rien
Non, non, non, non
L'amour ne serait rien
 
Quand la vie impitoyable
Vous tombe dessus
On n'est plus qu'un pauvre diable
Broyé et déçu
Alors sans la tendresse
D'un coeur qui nous soutient
Non, non, non, non
On n'irait pas plus loin
 
Un enfant nous embrasse
Parce qu'on le rend heureux
Tous nos chagrins s'effacent
On a les larmes aux yeux
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu
Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos coeurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l'amour
Règne l'amour
Jusqu'à la fin des jours
 
 

 

 

JE SUIS D'ACCORD AVEC CONFUCIUS, un film de Denys Piningre from Denys Piningre on Vimeo.

 

LE MEILLEUR SUFFIT, une histoire des coopératives de consommateurs d'avant-hier à demain (un film de Denys Piningre) from Denys Piningre on Vimeo.

L'ASSIETTE SALE (des OMI aux Amap), de Denys Piningre from Denys Piningre on Vimeo.

 

 



28/05/2022
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